Kevin Basset – Home staging virtuel & Réalité augmentée

Voici une nouvelle vidéo du blog Marketing Immobilier pour les Pros. Cette fois-ci, nous interviewons Kevin BASSET, directeur du marketing global de iStaging basé à Taiwan. Une entreprise pour qui a su tirer profit des possibilités permises par la réalité augmentée et la réalité virtuelle. De visites virtuelles assistées par tablettes, Kevin BASSET explique les raisons qui ont poussé près de 20.000 agents immobiliers chinois à utiliser l’application fournie par iStaging.

Lionel LATHAM : Bonjour Kevin.

Kevin BASSET : Bonjour Lionel.

Lionel LATHAM : Kevin, tu travailles pour la société iStaging qui est basée à Taïwan, et qui est sur les marchés asiatiques et sur les États-Unis. Donc, plutôt sur les deux côtés du Pacifique avec un double produit autour de la visite virtuelle en 3D et de la réalité augmentée.

Toi, tu es français à Taïwan. Expliques nous un petit peu comment tu en es arrivé à ce parcours et puis, si tu pouvais nous présenter un peu la société.

Kevin BASSET : Alors, ça c’est la question qu’on me pose systématiquement. En fait, après des études dans la publicité à Paris, j’ai décidé de faire mon stage de fin d’études dans une agence de publicité ici, à Taipei (la capitale de Taïwan), La ville m’a bien plu, donc j’ai décidé d’y rester. Ça fait trois ans que je suis là et très honnêtement je n’ai pas envie de repartir où que ce soit d’autre.

Lionel LATHAM : Tu dois avoir plus chaud que chez nous en France pour commencer !

Kevin BASSET : Un peu plus, oui, je pense. Actuellement, je suis Directeur du Marketing global à iStaging. Comme tu l’as dit on est une entreprise qui est basée à Taïwan, on a des filiales aux États-Unis, en Chine et, en fait, on devrait en avoir une en France très bientôt, je l’espère.

On se concentre sur tout ce qui est réalité augmentée, réalité virtuelle et technologie 3D. Nos applications permettent de décorer virtuellement sa maison ou de visiter des appartements de façon virtuelle. Nos applications s’adressent principalement aux agents immobiliers, promoteurs immobiliers, fabricants de meubles et décorateurs d’intérieur.

On se concentre vraiment sur les deux domaines que sont l’immobilier et le mobilier.

Lionel LATHAM : OK. Je regarde tes vidéos de présentation de produits. C’est vrai que ça permet d’avoir une visite virtuelle d’un lieu de manière assez agréable, de pouvoir manipuler les choses quand on est en mode réalité augmentée. Et, potentiellement, il y avait un levier autour de la vente de meubles parce que c’est un de vos arguments de vente de pouvoir, pourquoi pas, vendre la déco que la personne s’imagine virtuellement.

Kevin BASSET : C’est ça. Quand l’agent immobilier va virtuellement décorer l’appartement qu’il va montrer à son client, il va aussi pouvoir lui vendre les meubles qu’il lui montre. On a tout un système qui a pour but de rendre ça hyper simple. Donc, l’agent immobilier va pouvoir gagner de l’argent en utilisant notre application. C’est un peu l’idée.

Lionel LATHAM : Et donc, vous avez des partenariats avec des fournisseurs de meubles ? J’imagine n’importe quoi mais, par exemple, vous avez une partie du catalogue Ikea qui peut être comme des objets potentiellement à transposer dans un espace.

Kevin BASSET : On a des partenariats, pour le moment, avec une vingtaine de marques de meubles. Donc, des marques de meubles en Asie. Il y en a en Chine, à Taïwan, en Asie du sud-est, aux États-Unis et en Europe. Un peu partout.

Lionel LATHAM : OK. Alors, vous êtes sur les deux marchés ? Américain et asiatique ? En termes d’organisation ?

Kevin BASSET : Et en Europe, bientôt.

Lionel LATHAM : Ces sujets là, il y a pas mal de techno derrière, tout est fait sur place, à Taïwan ou est-ce que vous avez une sorte de laboratoire technologique aux États-Unis et la commercialisation ailleurs ? Juste pour connaître un petit peu votre organisation.

Kevin BASSET : Notre technologie, c’est une technologie qui est brevetée. Donc on a un brevet sur notre technologie, c’est créé à Taïwan effectivement. On a des ingénieurs qui viennent de l’Institut National de Recherches Industrielles, si je ne me trompe pas. Ils viennent tous de cet institut, et ont décidé de rejoindre notre entreprise et ils ont emmené la technlogie avec eux.

Lionel LATHAM : OK. Super. On va peut-être faire un tour d’horizon sur les technologies. Je pense que tout le monde a en tête ce que peut représenter une visite virtuelle sur les salons, notamment le salon RENT d’Hervé Parent. En France, on a l’occasion de tester ce genre d’innovations : les Google Glass, les lunettes Oculus, tout ça.

Si tu peux nous faire un petit état des lieux des différentes étapes auxquelles il y a la partie prises de vue sur un lieu existant ou, sinon, l’alternative qui est de créer un plan virtuellement. Après, il y a l’autre couche décorative, agencement et visite virtuelle. Et après il y a la visualisation de tout ça, potentiellement avec des lunettes Oculus ou des alternatives dont tu parlais tout à l’heure. Juste pour brosser un peu les différentes étapes.

Kevin BASSET : Je te propose de te donner une définition de la réalité augmentée et de la réalité virtuelle.

La réalité virtuelle, le principe ça va être d’être complètement dans un environnement environnement virtuel alors que la réalité augmentée, ça va être d’ajouter une couche de contenu virtuel sur l’environnement réel.

On a des applications de réalité augmentée et de réalité virtuelle, qui ont des buts différents. En termes de contenus, on travaille avec des fabricants de meubles. La façon dont on va créer du contenu : on va utiliser une caméra 3D pour numériser un meuble. Là, j’ai une table juste ici. Ce que je peux faire, c’est prendre ma tablette et scanner la table et la transformer en 3D.
On a donc une technologie brevetée qui permet de transformer ce scan en un modèle 3D complet. Ensuite, on va adapter tout ça à la réalité augmentée pour permettre aux utilisateurs de visualiser ce contenu directement chez eux. Ça c’est pour la partie réalité augmentée.

Pour la réalité virtuelle, on travaille principalement avec des promoteurs immobiliers pour tout ce qui est propriété en construction. Là, ils vont simplement nous donner un plan au sol et on va créer un environnement 3D qui correspond à ce plan, en suivant leurs instructions en termes de design et tout ça. On crée manuellement. Ou, si on est sur une propriété qui existe déjà, on va aussi pouvoir la scanner en 3D avec une caméra 3D.

Lionel LATHAM : D’accord. C’est clair. Potentiellement, si on est sur un lieu qui existe, qui est en vente, on peut utiliser une caméra Matterport pour les prises de vue et, à ce moment là, avoir un plan virtuel qui est créé à la volée à partir de la caméra. Ça c’est quelque chose que vous utilisez déjà ?

Kevin BASSET : Oui, on utilise la caméra Matterport, on utilise un certain nombre d’autres caméras à des budgets plus ou moins différents. Il y a pas mal de fabricants en Chine qui créent des caméras de ce genre.

Il y a les caméras 3D de Google avec leur Project Tango et ceux de Intel avec RealSense Technology. Ça, ce sont des technologies qui sont directement intégrées dans la tablette, dans les smartphones. C’est quelque chose qui risque d’être un peu plus mainstream que la caméra Matterport, qui est relativement coûteuse et qui s’adresse plus à des usages professionnels.

Lionel LATHAM : Oui, parce que vous parlez d’un budget autour de 3700€ pour Matterport, quelque chose qui est forcément confidentiel. La grosse révolution dont tu parlais, ce serait de basculer tout simplement sur un smartphone que tout agent immobilier peut avoir. Donc, il pourra lui-même créer le plan en scannant les lieux avec sa caméra.

Kevin BASSET : Absolument, oui. D’ailleurs, la première tablette qui est équipée d’une caméra 3D, c’est une tablette qui est sortie il y a quelques semaines et publiée par HP : la HP Spectre X2. C’est la première, mais il y a fort à parier que l’année prochaine et l’année suivante, la plupart des caméras auront une caméra 3D, à mon avis.

Lionel LATHAM : D’accord. Il y a donc la couche de la construction de l’espace avant, avec ou sans Matterport (ou une alternative à Matterport). Vous, vous ajoutez une couche par dessus, qui est de décorer les lieux pour créer par exemple une visite virtuelle. Qui peut être proposée par un promoteur à tous ses clients potentiels. À ce moment là, ils découvrent les lieux. Comme un appartement témoin, mais en mode virtuel.

On va peut-être regarder un exemple sur votre chaîne YouTube. Ça, c’est quelque chose qui est visualisé à partir des lunettes ?

Kevin BASSET : Oui. Je crois que c’est enregistré à partir du Gear VR de Samsung.

Lionel LATHAM : D’accord. On va basculer dessus, on va regarder un petit peu.

Kevin BASSET : Ça, c’est un environnement 3D, créé entièrement en 3D par nos designers. Là, il n’y a absolument pas de capture 3D avant.

Lionel LATHAM : Et comment on passe d’une pièce à l’autre ?

Kevin BASSET : En fait, la paire de lunettes est connectée avec une tablette, et sur la tablette tu peux faire passer la personne qui utilise les lunettes d’une pièce à l’autre. L’idée, c’est que l’agent immobilier va tenir la tablette, alors que la personne qui visite l’appartement va le faire avec les lunettes.

Lionel LATHAM : Donc, quand il est dans la pièce en tant que telle, il peut tourner dans la pièce, s’orienter et c’est comme ça qu’on voit le détail de la pièce, zoomer, j’imagine, pour se rapprocher d’un objet. Très bien. Ça c’est clair.

Ensuite, pour la réalité augmentée, on est dans un autre contexte. On est plutôt dans un lieu existant donc un appartement qui serait en vente, vide et sur lequel un client pourrait se projeter plus facilement dans le lieu en y ajoutant sa propre déco. Et se faire une idée de ce que ça pourrait donner.

Kevin BASSET : Voilà, c’est ça. Donc, c’est un service de Home Staging virtuel. Je ne sais pas si les visiteurs de ton site sont familier avec le terme home staging.

Lionel LATHAM : Le home staging non virtuel, je pense que c’est quelque chose qui est maintenant dans les moeurs. On a pas mal d’émissions de télé depuis longtemps, on a plusieurs acteurs qui l’utilisent. Je pense que ça c’est assez clair.

Maintenant, le home staging virtuel, c’est aussi quelque chose qui se pratique, pas forcément de manière interactive, mais pour redécorer un appartement et proposer des visuels sur une annonce. Il y a donc des grands réseaux comme CENTURY 21 qui l’utilisent de manière régulière.

Après, vous, vous avez quelque chose de plus interactif. Déjà, je pense que la visite virtuelle interactive, c’est déjà plus confidentiel.

Kevin BASSET : Je pense, oui. L’idée ça va être simplement que l’agent immobilier va entrer dans un appartement vide avec son client. Et en utilisant sa tablette, il va pouvoir montrer cette pièce meublée. Le petit plus, si le client aime ce qu’il voit, c’est que l’agent immobilier va pour pouvoir envoyer des liens d’achats pour ces meubles et obtenir une commission si le client passe à ‘l’achat.

Lionel LATHAM : Donc, ça ressemble à ça.

Kevin BASSET : Donc, ça, ce sont des meubles réels. Comme on l’a dit, on travaille avec des fabricants de meubles un peu partout dans le monde. Le but de les aider à vendre leurs meubles à travers les agents immobiliers. C’est un peu ça le business.

L’idée est de connecter le mobilier et l’immobilier. Ça va être de connecter les agents immobiliers, de leur permettre de gagner de l’argent en faisant visiter virtuellement des appartements et en leur permettant de décorer virtuellement ces appartements.

En ce qui concerne la visite virtuelle, notre gros plus serait de connecter des acheteurs chinois avec des promoteurs immobiliers aux États-Unis, en Europe, en Asie du sud-est. La raison, c’est que le pouvoir d’achat en Chine est assez exceptionnel. Les chinois dépensent énormément d’argent dans les propriétés à l’étranger. Je n’ai pas les chiffres pour la France, mais j’ai les chiffres pour les États-Unis pour te donner une idée : les chinois ont dépensé 22 milliards de dollars pour des propriétés aux États-Unis en 2014.

La première chose qui est intéressante, c’est que ce chiffre, c’est presque le double du chiffre en 2013 (13 milliards de dollars, il me semble).

La deuxième chose intéressante, c’est que, la plupart du temps, ces acheteurs chinois vont dépenser jusqu’à 10 millions de dollars, pour ne même pas voir en réalité ce qu’ils achètent finalement. On se dit qu’il y a un énorme potentiel pour une application qui permet à ces acheteurs de visualiser plus efficacement ce qu’ils vont acheter.

Par exemple, pour un promoteur immobilier en France, là où on peut être utile – tu sais qu’il y a des endroits en France où l’achat de propriétés ça va être quasiment que par des étrangers, c’est de connecter ces promoteurs immobiliers avec tout un tas d’acheteurs chinois. On a 20.000 agents immobiliers en Chine qui utilisent notre application, donc je te laisse imaginer le potentiel s’ils montrent ces propriétés à leurs clients, ce que ça peut donner pour les promoteurs immobiliers en France.

Lionel LATHAM : Donc ces 20.000 agents en Chine vendent des propriétés sur la base de visites virtuelles, sans que l’acquéreur se déplace ?

Kevin BASSET : Oui.

Lionel LATHAM : Ce sont des investisseurs en fait. Des gens qui sont convaincus de la qualité du marché pour se dire que de toute façon ce ne sera pas un mauvais investissement. Et qui confirment juste de manière rapide l’aspect du bien qu’ils achètent, mais sans avoir un besoin très personnel de visite. Puisque de toutes les façons, ça reste un investissement.

Kevin BASSET : C’est exactement ça.

Lionel LATHAM : OK. D’accord. Là, en Chine, vous utilisez ce genre de formules à la fois pour les promoteurs et les agents, tous les jours ? Vous avez la même chose pour des acheteurs chinois qui achètent en Chine, sans se déplacer ?

Kevin BASSET : Disons qu’on ne se concentre pas sur ce marché parce ce que c’est un marché qui est déjà très concurrentiel. On préfère se concentrer sur les achats de propriétés de Chinois à l’étranger.

Lionel LATHAM : D’accord. Quelle catégorie de biens ?

Kevin BASSET : Plutôt des biens à des prix relativement élevés.

Lionel LATHAM : D’accord. Donc, on peut être dans des biens d’un million et plus ? Achetés sans visite ?

Kevin BASSET : Bien sûr

Lionel LATHAM : D’accord.

Kevin BASSET : C’est relativement commun.

Est-ce qu’on peut donner une petite idée des formules tarifaires ? Pas dans le détail mais juste pour qu’on puisse avoir une idée de ce que ça peut vous coûter si un jour un agent immobilier veut utiliser vos solutions, ou si un promoteur veut faire un appartement témoin en utilisant les solutions iStaging.

Kevin BASSET : OK. Alors le prix n’est pas encore définitif, ça peut être amené à changer. Pour un agent immobilier, à l’heure actuelle, ça coûte 10€ par mois. Et pour l’agent immobilier, le but c’est qu’il gagne plus d’argent que ça en utilisant l’application, en vendant des meubles ou des propriétés.

Lionel LATHAM : D’accord. Donc, avec 10€ par mois, l’agent immobilier pourra utiliser l’application sur sa propre tablette, qu’il montre à ses clients lorsqu’il fait la visite ? C’est ça ?

Kevin BASSET : Il peut utiliser l’application sur sa propre tablette. A Taïwan, on a un projet assez intéressant, en fait. On travaille avec des télécoms, les trois plus grands télécoms de Taïwan et on est aussi aidés par le gouvernement là-dessus.

On donne une tablette et une paire de lunettes de réalité virtuelle gratuitement à tous nos agents immobiliers contre un abonnement mensuel. Et en plus, les télécoms vont nous donner une connexion 4G complète qui va permettre à l’agent immobilier d’utiliser sa tablette en 4G, avec Internet constamment. Parce que notre application, elle est assez gourmande en termes d’Internet. Tout le contenu est sur le cloud, Et donc ça télécharge sur ta tablette à chaque fois que tu l’utilises. Il faut une connexion 4G. Voilà.

Lionel LATHAM : Et on ne peut pas charger une bibliothèque restreinte de manière offline ? Pour être dans un appartement, peut-être pas avec le catalogue complet, mais au moins deux ou trois exemples de canapés, deux tapis, deux meubles… et ne pas avoir, justement, à être dépendant d’une connexion Internet.

Kevin BASSET : Si. Bien sûr que si. Tu peux avoir jusqu’à une petite dizaine de modèles accessibles en ligne. Ensuite, on essaie d’en garder assez peu sur la tablette. Un modèle ça fait environ 20 Mo, si on te laisse les télécharger tous (des centaines), ça va juste te remplir ta tablette. Ce ne sera pas utile. En fait , on en laisse dix qui sont remplacées au fur et à mesure que tu en télécharge d’autres. Et tu peux en avoir dix dans ta tablette en mode hors-ligne.

Lionel LATHAM : Dans votre processus d’achat, que ce soit dans l’ancien ou le neuf, c’est rare d’acheter quelque chose sur la base d’une seule visite. Si on a fait une visite virtuelle qui nous intéresse, on a envie de mûrir le projet d’acquisition chez soi, de partager avec sa famille ou ses amis. Est-ce qu’une fois de retour chez lui, le client peut recevoir un lien vers la visite virtuelle qu’il a pu expérimenter avec l’agent ? Pour, peut-être, peaufiner un peu sa décoration chez lui, plus confortablement sur un canapé, en discutant avec sa femme, en la partageant avec des amis ?

Kevin BASSET : Oui. En fait, on a aussi une application qui est disponible pour l’utilisateur final. Après avoir fait la visite avec l’agent immobilier, il va pouvoir télécharger sa propre application sur l’Apple Store ou Google Play, et va pouvoir revivre cette visite virtuelle chez lui.

Lionel LATHAM : D’accord, c’est très clair.

Parfait, très intéressant tout ça. J’aurais tendance à dire qu’en Chine, vous êtes plus avancés qu’en France pour l’instant. Aux États-Unis, certainement, également mais c’est quelque chose qui mûrit en France. Encore une fois, je pense que la visite virtuelle interactive n’est pas encore quelque chose de très courant, mais ça va le devenir. Surtout qu’on ne parle pas de très gros budget et il y a ce levier de vente complémentaire des meubles qui est assez intéressante.

On va peut-être conclure sur les prochaines innovations à venir ? Fais-nous un peu rêver sur ce qu’il y a dans les cartons, sur ce sujet là ?

MarketingImmobilier_iStaging_Kevin-Basset_newsletter

Kevin BASSET : OK. Réalité virtuelle, réalité augmentée, 3D, tout ça…c’est clairement quelque chose qui va devenir mainstream en 2016. Là, tu as plus ou moins tout le monde qui travaille là-dessus : Intel, Google, HTC, tout le monde vraiment. C’est quelque chose qui va vraiment mûrir, parce que là, technologiquement parlant, c’est assez abouti maintenant. C’est quelque chose qui est vraiment utile.

Il y a une entreprise qui me plaît beaucoup personnellement, qui s’appelle Magic . C’est une entreprise dans laquelle Google a beaucoup investi. Ils ont investi 500 millions de dollars dans Magic Leap (www.magicleap.com/).

J’aimerai bien te montrer une vidéo parce qu’ils font dans l’hologramme. Ça a l’air d’être un truc du futur mais c’est presque là. Normalement ce sera là en 2017 et c’est franchement convaincant. Je vais t’envoyer un lien.

C’est une entreprise qui est assez secrète, en fait. Ils reçoivent des investissements vraiment énormes mais personne ne sais exactement comment ça fonctionne. Ils ne dévoilent pas vraiment beaucoup d’informations mais à partir de la vidéo qu’on voit là, ça a l’air assez hallucinant.

Lionel LATHAM : Qu’est-ce qu’on voit là ?

Kevin BASSET : Un hologramme.

Lionel LATHAM : D’accord. Et toi, qu’est-ce que tu verrais autour de ça ? C’est quelqu’un qui pourrait faire un speech commercial dans un lieu, par exemple ?

Kevin BASSET : Ce que je vois, pour mon propre business, permettre de montrer les meubles de cette façon là, c’est génial.

Lionel LATHAM : Oui. Il n’y a plus la barrière des lunettes, de l’appli, de tout ce qu’on veux…

Kevin BASSET : Il y a tellement de possibilités.

Lionel LATHAM : En fait, dans un lieu vide, on pourrait afficher virtuellement les meubles dans l’espace.

Kevin BASSET : Oui.

Lionel LATHAM : Oui, ça c’est sûr que ce sera assez chouette.

Et vous, pour la société iStaging en tant que telle, vous avez le projet de vous installer en Europe plus fortement ?

Kevin BASSET : Oui, on a prévu d’ouvrir un office soit à Paris, soit à Londres à priori. Dans le courant de l’année prochaine.

Lionel LATHAM : OK. Super. Écoutes, on te remercie beaucoup pour toutes ces explications intéressantes. On va ajouter un certains nombre de liens dans l’article, sur vos vidéos, ce que vous pouvez faire, et votre site internet.

Et puis, si tu peux peut-être répondre aux questions des auteurs, ce sera avec grand plaisir.

Merci Kevin pour ton exposé intéressant sur les visites virtuelles, le home staging virtuel et la réalité augmentée. On voit qu’on va passer un cap très prochainement, dès qu’on pourra capturer un espace pour en faire un plan 3D rapidement, à l’aide d’un iPhone ou d’un smartphone. Ce qui permettra de devenir un produit de masse, alors qu’au niveau de la capture, ça reste un sujet de niche.

Je vous invite à vous abonner à cette chaîne YouTube pour ne pas louper les prochaines interviews. On va en faire prochainement des nouvelles, toujours dans cet esprit de faire un tour du monde des innovations intéressantes, de voir les expériences des uns et des autres. Des agents qui peuvent faire des choses intéressantes pour vous inspirer, vous agents immobiliers en France ou dans le monde francophone.

Merci beaucoup et à très bientôt.

Kevin BASSET : À bientôt, merci.

2 commentaires sur “Kevin Basset – Home staging virtuel & Réalité augmentée”

  1. Et voilà MAGIC LEAP, cette pépite secrète dont parlait Kevin Basset d’iStaging dans notre interview. Magic Leap va révolutionner la réalité augmentée et cela apportera de belles applications pour l’immobilier. MAGIC MADE REAL!
    http://www.frenchweb.fr/realite-augmentee-mais-qui-est-magic-leap-lentreprise-secrete-qui-seduit-les-geants-de-la-tech/217565?utm_source=FRENCHWEB+COMPLETE&utm_campaign=4a9622b655-FrenchWeb_PM_10_12_2015&utm_medium=email&utm_term=0_4eb3a644bc-4a9622b655-106141190

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