Podcast – Interview Bryan Meszaros sur les vitrines interactives immobilières aux États Unis

Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouveau podcast du blog Marketing Immobilier. Je m’appelle Lionel Latham et dans cet épisode nous allons interviewer Bryan Meszaros de la société Open Eye Global basée aux Etats-Unis à New York.

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Open Eye est une société très novatrice dans le domaine des vitrines interactives et Bryan son fondateur va nous expliquer quelles sont les technologies de pointe dans ce domaine et nous parler de son expérience avec le réseau immobilier Corcoran qui est une grande référence à New York.

Vous pouvez écouter la version anglaise de l’interview grâce au podcast ci-dessous, au bureau à la maison ou pourquoi pas dans la voiture. Sinon, je vous propose une traduction de l’interview en français plus bas si vous êtes plus à l’aise avec l’écrit. Merci de partager ce podcast à votre entourage et de laisser un commentaire tout en bas pour nous donner votre avis sur ce retour d’expérience qui nous vient des Etats-Unis.

Lionel Latham : Bryan, vous m’entendez bien?

Bryan Meszaros : Oui oui. Et vous ?

Lionel Latham : Oui, parfaitement. Je suis très heureux de vous rencontrer sur skype aujourd’hui.

LES VITRINES INTERACTIVES DE LA SOCIETE OPEN EYE GLOBAL

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Lionel Latham : Bien, comme je vous ai expliqué je blogue en m’inspirant de tout ce qui se fait partout dans le monde. Et les États Unis, comme toujours, sont très inspirant.

J’ai fait des recherches pour écrire un article sur les vitrines interactives et suis tombé sur votre projet réalisé avec le Groupe Corcoran. J’ai vraiment trouvé ça très bien et innovant. C’est pourquoi, je vous ai contacté pour en discuter afin que vous m’en disiez plus.

Tout d’abord, pouvez-vous présenter votre entreprise de manière succincte et nous expliquer quels sont vos principaux services ?

Bryan Meszaros : Bien sûr ! Open Eyes est une agence de conseil multimédia qui a été crée en 2003. Notre objectif principal est d’aider les acteurs ancrés localement à comprendre comment ils peuvent utiliser le digital pour créer une expérience plus dynamique et engageante pour leur public.

Nous observons une multitude de technologies différentes; des applications interactives aux appareils mobiles en passant par l’affichage numérique etc… Encore une fois, nous étudions la manière dont nous pouvons valoriser ces technologies et aider nos clients à comprendre comment en tirer le meilleur parti et créer une expérience plus forte et enrichissante pour leur clientèle.

Lionel Latham : Bien, parfait. Donc vous travaillez aux États Unis mais aussi en Europe à ce que j’ai vu ?

Bryan Meszaros : En effet. Nous sommes présent aux États Unis et commençons à nous développer en Europe.

Lionel Latham : D’accord. Et pour vous les concepts sont-ils différents ou est-ce seulement l’approche qui diffère pour le marché Européen ? Pour le moment, vous n’êtes basé qu’à Londres en Europe ?

Bryan Meszaros : Nous sommes basés à Londres. Je trouve les marchés assez semblables. Nous constatons qu’en général, et cela concerne plusieurs segments de marchés (particuliers, financier…), qu’il y a un intérêt à utiliser la technologie numérique. Mais le défit est de savoir quoi utiliser et comment l’utiliser.

De nombreuses entreprises essayent de reproduire ce que fait la concurrence, et se retrouvent avec des résultats différents. Les personnes découvrent quelque chose, par la presse ou Internet et essaient ensuite de le reproduire. Et là encore la plupart de ces tentatives aboutissent à un échec.

Ce type de constat est assez proche au final des deux côtés de l’Atlantique.

Marketing-Immobilier_Open-Eye_Corcoran_2Lionel Latham : D’accord. Pour vous, les clients potentiels sont principalement les réseaux ? Je veux dire par là des groupes comme Corcoran qui ont beaucoup d’agences ou… ? Pensez-vous qu’il existe un potentiel pour tous types d’entreprises ?

Bryan Meszaros : Bien, vous savez, nous cherchons généralement des projets sur lesquels il y a des économies d’échelle. C’est en quelque sorte ce que nous recherchons en lançant des projets sur des lieux multiples.

Lionel Latham : Pour vous, le type de projet que vous offrez s’adresse à l’immobilier haut de gamme ? Ou pas nécessairement ?

Bryan Meszaros : Je suppose dans un sens que ça l’est. Vous savez, Corcoran a été un peu unique ; c’est un groupe inhabituel pour nous. Nous les connaissions très peu, il est juste évident que le groupe immobilier Corcoran a une position dominante à New York et que leurs biens dont ils gèrent la vente ont une grande valeur. Mais au même moment, nous avons reçu des demandes provenant d’agences en périphérie qui vendent des biens d’une valeur moitié moindre à ce que vend Corcoran. Cela ne se limite pas à la valeur des propriétés qu’ils vendent. Encore une fois, tout cela est lié à l’approche marketing qu’ils ont vis-à-vis de leurs prospects et clients.

Le défi que nous avons eu, c’est qu’il y a un investissement dans la technologie. Et donc, je pense que c’est une barrière pour les agences immobilières qui ne peuvent pas toutes se le permettre. Les agences qui l’adoptent passent d’un marketing traditionnel avec leurs annonces papiers à un affichage numérique avec des vitrines interactives. Je pense que beaucoup plus d’argent est investi dans le marketing en ligne, que ce soit les réseaux sociaux ou une meilleure présence sur le web.

C’est un peu difficile aussi parce qu’il n’y a pas beaucoup d’études qui montre quel est le retour sur investissement (ROI). On en revient à dire que c’est une occasion pour le client d’obtenir plus d’informations pendant qu’ils sont sur place mais il est difficile de dire si cette information va mener à une vente ou une demande de renseignement. Personne n’achète un bien immobilier par le biais d’une application interactive, ils s’informent seulement et vous, vous espérez qu’encore une fois cela va engendrer une conversation et les encourager à en découvrir d’avantage sur un bien en vente.

Lionel Latham : Oui, c’est un peu comme les réseaux sociaux, il est parfois un peu difficile d’estimer le retour sur investissement.

Bryan Meszaros : Je suis d’accord.

Lionel Latham : Si possible, pouvons-nous avoir une idée du budget dont nous parlons ?
De plus, je voulais savoir si vous aviez des indicateurs pour voir quel était le retour sur investissement pour le client ?

Bryan Meszaros : Bien, pour répondre à votre question, je pense que la partie la plus facile de la question est le budget initial. Maintenant, bien sûr, il y a beaucoup de paramètres qui rentrent en considération : s’agit-il d’une application dédiée à la projection, est-ce un projet interactif ou non ? Mais aussi, est-ce qu’on s’occupe de l’installation, est-ce qu’on compte les coûts des travaux engendrés par l’installation de ces innovations ?

C’était effectivement la situation que nous avons rencontré avec Corcoran : il y avait l’idée d’investir dans la technologie, ce qui représente autour de 20 000 USD (soit environ 14 900 en euros) mais en même temps il y a eu un investissement dans la création de contenus, ce qui a coût encore 5 000 USD (soit environ 3 800 en euros) puis ensuite les frais d’installation car il n’y avait pas l’installation électrique nécessaire. Nous n’avons pas participé au traitement de leurs données c’est eux qu’ils ont fait eux-mêmes.

En conclusion Corcoran a dépensé environ 30 000 à 35 000 USS (soit entre 22 300 et 26 000 euros) pour ce type d’investissement.

Maintenant, il y a d’autres moyens d’aborder ces innovations. Il n’est pas nécessaire d’avoir systématiquement une projection ou un écran interactif. Cela peut être aussi simple qu’un écran LED aussi appelé Hi-Brite : un écran haute définition qui ne peut être utilisé qu’à l’intérieur d’une vitrine. Évidemment, un écran de ce type est très bon marché aujourd’hui. Et il est plus facile de fournir de l’énergie à ces applications, ce qui peut faire baisser considérablement le coût d’environ 7 500$. Encore une fois, il y a différents paramètres à prendre en considération pour les agences.

En ce qui concerne le ROI, je pense qu’avec Corcoran, encore une fois, nous ne savons pas… Ils mesuraient l’appareil en fonction des clics, donc globalement comme un site web. Ils cherchaient à connaître le nombre de clics en moyenne par jour. Bien sûr, ils ont pu voir plus de clics aux heures de fermeture notamment en week-end lorsque les gens se promènent plus dans le quartier.

Donc ils ont pu voir qu’il y avait une utilisation correcte de l’application. Cependant, ils n’ont jamais été en mesure de dire, encore une fois, si quelqu’un était rentré dans le magasin suite à ce dispositif, ou combien de fois une personne l’avait utilisé. Une partie de cette information est difficile à estimer avec précision puisque le dispositif peut être utilisé par un enfant qui passe dans la rue et cherche à s’amuser, tout comme il peut être utilisé par de réelles personnes intéressées. Il est donc difficile de connaître l’utilisateur et de savoir quel a été son but.

Il est donc difficile d’obtenir une évaluation réelle de l’impact du programme. Il a attiré l’attention, je pense, du point de vu de l’expérience. Il a du créé un minimum d’intérêt et a certainement attiré des gens qui souhaitaient voir de quoi il s’agissait. Donc je pense que vous être d’accord avec moi sur le fait que le dispositif apporte beaucoup de valeur en termes de branding (l’image de l’agence). Cela montre que Corcoran est agence novatrice disposée à explorer et utiliser de nouvelles technologies. C’est pourquoi, je pense que les gens se sentent un peu plus à l’aise avec cette agence qui comprend et vit avec son temps.

Lionel Latham : Donc, comme vous l’avez dit précédemment, c’est une sorte d’investissement pour l’image du groupe lui-même.
D’accord. Pouvez-vous me confirmer le budget de départ d’un projet plus modeste (non interactif) que celui de Corcoran ?

Bryan Meszaros : Les projets non interactifs tournent à peu près autour de 15.000$ (soit 11 200 euros).
Ce sont les agences qui utilisent juste un écran avec un simple PC. Et ces coûts intègrent également, je crois, les dépenses d’installation et de raccordement électrique.

LE PROJET DE VITRINE INTERACTIVE DU RESEAU IMMOBILIER CORCORAN

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Lionel Latham : Maintenant, si nous parlions du projet Corcoran lui-même. Pourriez-vous me parler un peu de la demande principale du groupe au début – qu’est-ce qu’ils avaient avant et qu’elle était l’idée, concernant la prochaine étape?

Bryan Meszaros : Bien sûr. A l’origine, ils avaient vu quelques exemples de personnes qui utilisaient la projection dans leurs vitrines. C’est pourquoi, ils ont voulu l’intégrer à leur tour dans leurs agences.

Ainsi, ils nous ont contacté pour les aider à créer une vitrine interactive, en utilisant essentiellement des projections mais aussi pour créer une application interactive qui serait placée à l’avant de leurs agences dans la vitrine. Nous avons donc travaillé avec eux afin d’identifier la technologie appropriée à utiliser pour leurs agences. Nous les avons également aidé à créer du contenu mais aussi à comprendre le concept afin d’être plus expérimenté dans ce domaine.

Ils ont dont crée le contenu en interne, et nous leur avons appris à adapter leur marketing par rapport à leur public ; comment prendre en compte les différentes conditions d’éclairages qui peuvent exister, comment prendre en compte la taille de la police et les couleurs qui devraient être choisies, combien de temps l’information doit apparaître sur l’écran, à quoi ce type d’interactivité devrait ressembler, etc.

On leur a aussi donné une meilleure vision d’où et comment ils pouvaient utiliser les éléments existants de la vitrine afin qu’ils ne repartent pas de zéro.

Lionel Latham : Très bien et pour le contenu en lui-même, il y a une sorte de coaching pour expliquer comment créer ce contenu de manière optimale ? Est-ce qu’ils créent le contenu eux-mêmes ou est-ce vous qui le faite ? Ou le sous traitez-vous à quelqu’un d’autre ?

Bryan Meszaros : Non, leur équipe de développement web interne créer elle même le contenu.

Marketing-Immobilier_Open-Eye_Corcoran_3Lionel Latham : Je comprends. Donc ce projet comprend plusieurs technologies à ce que j’ai pu voir sur votre site web. Les informations sur la géolocalisation du bien et les codes QR ; l’idée était d’avoir un code QR par annonce ou…?

Bryan Meszaros : C’est exact, c’est ça. Chaque annonce contient en fait un code QR. Le code QR permet aux personnes d’utiliser leurs téléphones pour obtenir des informations sur le bien et en apprendre un peu plus mais aussi d’être en mesure de contacter l’agent qui s’en occupe.

Cela permet de déporter l’expérience de la vitrine vers le mobile de la personne, de sorte qu’elle n’ait pas à rester longtemps devant l’écran de la vitrine pour obtenir une information. Ils pourraient ainsi recevoir directement l’information sur leurs téléphones.

Pour le contenu géolocalisé, l’idée était pour chaque agence d’offrir des informations propres au quartier de chaque agence. Il ne s’agissait donc pas de tous les biens en vente chez Corcoran. C’est pourquoi, l’information qu’ils proposent sur les écrans en vitrine comprend aussi une carte. Et encore une fois grâce au code QR, on peut obtenir l’adresse d’un bien et ainsi obtenir les indications pour localiser le bien par rapport à l’agence.

Encore une fois, en utilisant le code QR, ils obtiennent l’adresse de la propriété et sont en mesure de naviguer et d’obtenir l’endroit où se situe la propriété par rapport à l’endroit où se trouve le bureau.

Lionel Latham : D’accord. Donc, c’est à travers le code QR, je suppose, qu’ils ont pu évaluer l’impact de cette nouvelle fonctionnalité sur leurs annonces, en mesurant le nombre de scan.

Bryan Meszaros : C’est exact. Et ce qui était très intelligent de la part de Corcoran et que nous avons remarqué, c’est qu’ils avaient déjà une bonne partie de cette infrastructure déjà en place, en termes de site mobile optimisé. Donc cela n’a pas été un grand travail d’ajouter ces codes QR. Il s’agissait principalement de faire savoir aux clients que cette fonctionnalité existait et l’intégrer dans une nouvelle expérience.

Lionel Latham : Oui, je comprends. Donc, cela nous conduit au point suivant, l’idée que vous avez mise en place est la stratégie multicanal. Donc, c’est ce que vous avez fait en essayant de réutiliser et de promouvoir le contenu déjà existant?

Bryan Meszaros : C’est exact. En général, nous essayons toujours de regarder ce que le client a ou ce qu’ils font sur leurs autres supports, et nous essayons de l’utiliser comme point de départ pour élaborer une stratégie, ou au moins les aider à comprendre comment ils peuvent utiliser les contenus existants afin de réduire le coût de l’investissement, plus particulièrement autour de l’élaboration du contenu.

Et c’est quelque chose que nous avons remarqué avec Corcoran, c’était qu’ils faisaient beaucoup de social, ils utilisaient beaucoup Facebook et YouTube, ainsi que leur site Internet. Tout cela était optimisé. Alors quoi de mieux que de commencer avec toutes ces informations. Il suffit de leur apprendre comment créer cette nouvelle expérience de manière homogène et tirer profit de ce qu’ils avaient déjà afin d’être en mesure d’utiliser simplement l’écran comme un point de diffusion tout en réunissant ces différents canaux ensemble.

Lionel Latham : D’accord; quel type de contenu avez-vous choisi à la fin et lequel avez-vous trouvé pertinent de mettre à l’écran?

Marketing-Immobilier_Open-Eye_Corcoran_5Bryan Meszaros : Alors ce qu’ils faisaient était essentiellement de créer une série de modèles de page (templates) HTML. Ces fichiers HTML ont été conçus de manière à être liés à différents aspects des annonces afin d’afficher des images ou du texte. Tout ça était formaté afin que cela apparaisse propre et simple à utilisé à l’écran.

Et ce qui se passe, c’est que lorsque l’utilisateur ou lorsque l’écran n’est pas actif, l’écran passe en mode automatique en diffusant des informations statiques sur différents biens ou des vidéos de la chaîne YouTube de l’agence ou faire la promotion des réseaux sociaux sur lesquels Corcoran est actif.

Au final le dispositif sert à deux choses : il permet d’offrir une expérience de navigation web à ceux qui l’utilise et il offre de l’information aux passants dans la rue (comme un panneau publicitaire).

Le dispositif était interactif au point que l’utilisateur peut tout voir à travers les différentes photos du bien en vente. En général, 6 ou 7 photos images différentes sont proposées. Ensuite, il est possible d’accéder à une présentation plus complète grâce aux codes QR. Et c’est la même chose pour chaque bien en vente, donc au total, je dirais que l’utilisateur peut naviguer à travers 12 à 20 biens différentes environ pour une agence donnée.

Lionel Latham : D’accord. Comment sélectionne-t-il le contenu qui s s’affiche par le projecteur ?

Bryan Meszaros : Donc, il y a beaucoup d’implication de la part du directeur d’agence, qui encore une fois diffusait les biens de qualité en vente du moment.

Lionel Latham : Donc chaque agence a le contrôle sur sa propre diffusion ?

Bryan Meszaros : Oui.

Lionel Latham : J’ai une question sur le verre de la vitrine lui-même. En France, nous voyons aussi arriver ce type d’affichage numérique et interactif et en fonction de l’intensité du soleil, ou si c’est la nuit, bien sûr, l’aspect n’est pas le même. Y-a-t-il besoin d’un verre spécial pour optimiser ces écrans interactifs ? Ou est-ce juste quelque chose que vous ajoutez derrière le verre déjà existante ?

Bryan Meszaros : Bien sûr. Le matériel que nous utilisons est un film de projection qui s’applique à l’intérieur de la vitrine. Typiquement la vitrine ne doit pas être du double vitrage. En effet, il est difficile de saisir l’interactivité à travers du double vitrage.

L’épaisseur de la vitre est généralement fine, moins de 2,54 cm. C’est ce que nous avons eu comme expérience avec la vitrine des agences Corcoran. Il existe aussi un autre film spécialement conçut pour l’interactivité. Le film est transparent et s’applique également à l’arrière de la vitrine. Ce film contient une série de capteurs qui enregistrent toutes les interactions qui ont lieu sur la vitre.

Marketing-Immobilier_Open-Eye_Corcoran_4Le défi que nous avons eu avec le film mais aussi avec le projecteur, comme vous l’avez dit précédemment, c‘est qu’il faut prendre en considération tous les éléments environnants. La lumière du soleil en particulier, et l’éblouissement, sont des questions auxquelles nous avons constamment eu affaire. Parce qu’à différents moments de la journée, le soleil est positionné différemment, ce qui produit des ombres qui proviennent d’arbres à proximité par exemple. C’est pourquoi nous avons dû trouver un équilibre entre le type de projecteur qui fait apparaître une image plus ou moins lumineuse, l’usage d’un film spécial antireflets à l’extérieur de la vitrine pour essayer de réduire la luminosité directe du soleil et limiter les problèmes d’éblouissement qui arrivent à des moments différents de la journée.

Dans certains cas, dans certains endroits, nous avons effectivement insisté pour que le projecteur soit éteint pendant la journée car il n’avait aucune utilité – on ne pouvait pas vraiment voir les informations, personne n’était en mesure d’interagir avec celui-ci car ils ne pouvaient pas voir ce qu’ils sélectionnaient. Il est donc utilisé à des heures spécifiques lorsque soleil n’éblouit pas la vitrine, comme le soir, ou dans la matinée.

Lionel Latham : Ce qui est une bonne idée aussi. Comme toujours, il est préférable de ne pas mettre en avant quelque chose si la qualité n’est pas là.

Ok, parfait. Quand a commencé votre collaboration avec Corcoran ?

Bryan Meszaros : Nous avons commencé il y a 3 ans.

Et cela a été, je dirais assez stimulant. Nous avons appris beaucoup de choses et eux aussi dans la mesure où il était nécessaire que l’infrastructure interne soit adapté au dispositif, comme notamment avoir suffisamment de bande passante pour diffuser les contenus.

Lionel Latham : Parfait. Donc, globalement, c’est une très bonne expérience. Ont-ils standardisé cette approche sur l’ensemble de leurs agences ou …?

Bryan Meszaros : Non, ils se sont principalement focalisés sur sept agences qui sont devenues leurs agences phares. De toute façon, certaines agences n’avaient pas une assez grande vitrine pour déployer ce dispositif.

LES TENDANCES DES VITRINES D’AGENCES IMMOBILIERES

Lionel Latham : Bien, pour finir, je voudrais parler un peu des prochaines tendances, si possible.

Bryan Meszaros : Bien sûr.

Lionel Latham : Quelle est votre opinion sur la place des agences physiques dans cette ère numérique ? Pensez-vous que leur nombre va baisser ?

Marketing-Immobilier_Open-Eye_Corcoran_6Bryan Meszaros : Je les vois comme complémentaire. Je ne vois pas les agences physiques disparaître. Je pense que la poignée de main aura toujours une valeur. Je pense qu’il y a encore une valeur dans le fait de parler à quelqu’un : parler à quelqu’un, avoir une conversation en face-à-face. Je vois une tendance à la diminution de la taille des agences en raison de la technologie qui permet d’être plus efficace dans la diffusion d’informations à des personnes qui ne sont pas spécialement à la recherche d’une conversation mais souhaitent simplement s’informer en amont de leur recherche ou pour se familiariser avec un quartier.

Mais je vois que la technologie comme étant très complémentaire. Je vois beaucoup d’agences, qui vont je pense s’investir dans l’expérience mobile pour mieux communiquer, ou tout au moins pour aider les prospects à mieux effectuer leurs recherches. J’ai remarqué qu’aux Etats-Unis au moins, quand vous allez voir un bien immobilier, juste en étant proche du lieu vous pouviez ouvrir un site dédié à ce bien sans avoir à entrer vous-même dans les lieux.
Donc, plus d’applications basées sur la géolocalisation.

Lionel Latham : Pour vous, quelles sont les prochaines tendances et les prochaines choses qui vont venir ? De nouvelles idées, peut-être, en ce qui concerne le secteur de l’immobilier ?

Bryan Meszaros : Eh bien, je pense qu’il y a toujours beaucoup de contenu, mais je pense que le défi des agences immobilières a toujours été de savoir comment faire passer et recevoir des informations de leurs clients potentiels qui souhaiteraient bien évidemment en savoir beaucoup plus sur les biens, afin d’être plus éclairé à ce sujet avant même de la visiter.

Je pense que les agences n’ont pas d’autre choix que de savoir comment utiliser les applications mobiles, les applications interactives, afin de faire passer des informations à leurs clients potentiels par le biais de ces nouvelles technologies.

C’est pourquoi vous verrez à l’avenir d’avantage d’écrans interactifs dans les vitrines.

Lionel Latham : D’accord. Peut-on imaginer dans un avenir proche des agences ouvertes 24 heures sur 24 ? Disons que, la journée, il y aurait des agents dans l’agence et des écrans interactifs. Et lorsque l’agence est fermée, il y aurait un contenu spécifique sur les écran voire un agent virtuel qui pourrait traiter la demande des clients potentiels.

Bryan Meszaros : Je ne sais pas. J’ai tendance à penser que non. Je pense que beaucoup d’agences immobilières font un excellent travail rien qu’avec leur site Internet. Donc je pense que les gens, en particulier dans leurs heures de détente en soirée, se sentent déjà très satisfaits, étant donné que les sites Internet sont intuitifs, très facile à naviguer et qu’ils fournissent les informations nécessaires ; les gens sont donc plus enclins à utiliser un site Internet.

Cela ne veut pas dire qu’ils ne peuvent pas avoir des agents au téléphone à distance avec qui ils peuvent communiquer alors qu’ils navigue sur un site Internet.

Lionel Latham : Ok, parfait. Bien, ça a été très intéressant de discuter avec vous Bryan. Merci beaucoup.

Bryan Meszaros : De même.

Lionel Latham : On se recontacte par mail.

Bryan Meszaros : Ok, pas de soucis. Merci Lionel !

Pour en savoir plus :

Bryan Meszaros
Managing Director

bmeszaros [at] openeyeglobal [dot] com

7 commentaires sur “Podcast – Interview Bryan Meszaros sur les vitrines interactives immobilières aux États Unis”

  1. Bonsoir Lionel,

    Vous avez un vrai talent de reporter :) C’est une super interview ! C’est pourquoi, je vous remercie pour nous avoir fait partager ce moment…

    Le sujet est assez intriguant à première vue car il est peu ordinaire mais il devient fascinent ce qui rend l’article très prenant. J’ai beaucoup apprécié “découvrir” Mr. Meszaros ainsi que son entreprise et on constate désormais, que cet homme est un visionnaire dans l’âme.
    Toutefois, il est dommage pour le moment, que ces techniques en plus de celles comme l’affichage holographique ne soient pas plus développées en raison des coûts certes mais le rendu final est juste phénoménal ! Ce qui apporte par conséquence, une forte valorisation de la notoriété pour la marque…

    Je vous quitte une fois de plus sur une citation d’un grand homme… dont, le hasard fait que nous commémorons sa mort aujourd’hui… Jean Jaurès : “Il ne faut avoir aucun regret pour le passé, aucun remords pour le présent, juste une confiance inébranlable pour l’avenir.”

    PS: Votre dernière question était remarquable :)

  2. Merci pour le commentaire de Thomas!

    Vous êtes un excellent travail en ce qui concerne le coût. Il est regrettable que ces technologies ne sont pas plus abordables. Il rend encore plus critique pour définir une raison pour expliquer pourquoi vous implémentez ces solutions pour mieux justifier un retour sur investissement. Créer notoriété de la marque est un bon début, mais finalement vous voulez investir dans quelque chose qui crée une relation entre la marque et le client mais vise un objectif vraiment.

    1. Merci à Thomas pour son message et à Bryan d’avoir fait l’effort de répondre en français ! Ces vitrines interactives semblent vraiment d’une grande qualité et un moyen de pointu d’accorder l’offre d’annonces aux prospects d’une agence donnée.

      On espère voir cela en France bientôt, Bryan on compte sur toi :)

      Lionel

  3. C’est une méthode judicieuse pour ajouter une excellente valeur ajoutée. Comme je suis spécialisé dans la conception de site internet pour les agences immobilières je pense que cela pourrait être un jolie plus à conseiller.
    Sinon l’article est très bien fait et les questions pertinentes.
    A bientôt.

    1. Bonjour,
      J’ai lu votre commentaire à la suite de votre lecture de l’interview que j’ai trouvée passionnante.
      Présent dans l’immobilier de luxe ( résidences secondaires ) en Suisse depuis 50 ans, je découvre que vous êtes spécialisé dans la conception de site internet pour agences immobilières.
      Il me serait agréable que vous me contactiez en vue de s’entretenir sur un nouveau projet en relation avec l’immobilier de luxe, que j’envisage de réaliser très rapidement ( nouveau site très ciblé – vitrines interactives, etc … ).
      Avec mes meilleures salutations.
      François Rielle

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